LES TRIEURS ZÉLÉS POLLUENT LES POUBELLES DE TRI SÉLECTIF!
Un article de Guillemette Faure (Rue 89) met l’accent sur la part des déchets recyclables pollué par les erreurs commises par les trieurs zélés. Des erreurs qui représentent tout de même près d’un cinquième des tonnages du tri sélectif ramassés. Dans les faits, ce ne seraient pas les réfractaires au tri sélectif qui seraient à l’origine de cette pollution, mais plutôt ceux qui veulent bien faire et du coup en mettent trop, beaucoup trop, dans les bacs de tri.
Nombreuses sont les erreurs de ces zélés du tri :
- Mettre toutes les bonnes choses recyclables dans un sac plastique et jeter le sac plastique directement dans le bac jaune, pensant que les trieurs des centres de tri l’ouvriront. Les sacs plastiques sont responsables de 40% des pollutions de bac jaunes.
- Penser que tous les plastiques sont recyclables. Seuls les flacons et bouteilles sont pris en charge par les centres de tri, les autres emballages plastiques seront renvoyés aux décharges et incinérateurs.
- Penser que tous les verres sont recyclables. Par exemple, la vaisselle n’est pas prise par les centre de tri du verre, inutile de la trier.
- Jeter des emballages souillés. Les canettes ou les boîtes de conserve encore pleines ou les journaux encore emballés dans leur plastique, qui représentent 5 à 8% des refus dans les centre de tri, seront également renvoyés aux décharges et incinérateurs.
Tous ces refus sont autant de camions sur les routes à redistribuer les déchets. Comme le dit Bruno Genty de France Nature Environnement : « le tri, ce n’est pas sans impact, ce sont des camions qui tournent. Quand il y a des erreurs, ça rallonge encore le transport, quand les refus de tri repartent en décharge ou en incinération. »
Conclusion : autant réduire les déchets à la source, c’est-à-dire privilégier les produits peu emballés!
Déchets : ces mauvais trieurs qui sabotent le recyclage.
septembre 5th, 2008 à 17:12
On nous dit qu’une tonne de bouteilles recyclées permet d’économiser 800 KG de pétrole mais est-ce que ce savant calcul tient compte du nombre de véhicules supplémentaires dont la fabrication à entrainé inévitablement la consommation de pétrole, du carburant consommé par ces mêmes véhicules lors du ramassage même si certains fonctionnent partiellement à l’électricité, de la fabrication de conteneurs spécifiques d’ailleurs en plastiques, des services administratifs de gestion relatifs au tri sélectifs consommant eux aussi de l’énergie etc… qu’en aval dans la conversion de ces déchets ?
En finalité, le tri sélectif est-il écologique ou démagogique ? La solution ne se trouve t elle pas encore ailleurs comme par exemple dans le retour aux consignes en verre en se servant des circuits de distribution déjà existants dans le domaine des boissons ?
Le point positif du recyclage se trouve probablement surtout dans le fait que moins de matières plastiques génératrices de dioxines cancérigènes sont incinérée