JACK NICHOLSON ET L’HYDROGÈNE EN 1978
Jeudi, juillet 31st, 2008Via Treehugger
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Les français renouvellent leur portable en moyenne tous les 23 mois. Sur 55,73 millions d’abonnés mobile en France, cela représente un taux de renouvellement rapide, d’environ 20 millions de téléphones mobiles par an. En 2007 il s’est vendu un peu plus de 22 millions de téléphones mobiles en France. À la première panne de son portable, on se demande si il n’est pas temps de le jeter et de profiter des points offerts par son opérateur pour en acquérir un nouveau. Pourquoi ne pas le réparer ? Il existe aujourd’hui des services de réparation de mobiles, comme Point Service Mobiles, PSM. Cette entreprise répare les mobiles immédiatement sur place ; si l’opération est trop délicate et nécessite un peu de temps, elle prête gratuitement un mobile. Si le mobile est trop abîmé, PSM le reprend et le recycle en partenariat avec Fonebak, le leader européen de la valorisation des téléphones portables inutilisés.
À l’occasion du festival de Glastonbury en Grande Bretagne, la filiale anglaise d’Orange a conçu un pôle de chargement de mobiles fonctionnant à l’énergie solaire et éolienne. Ce Orange Rechargepod permet aux fêtards de recharger leurs téléphones en toute sécurité et en toute gratuité, ils pourront ainsi rester connectés avec leurs amis pendant les 3 jours de fête. Avec une puissance globale de 1kW, le stand peut recharger environ 100 mobiles par heure.
C’est en travaillant avec les experts en énergies renouvelables de Gotwind qu’Orange a pu développer cette station mobile de chargement, une initiative que l’entreprise compte développer à l’avenir.
En 2006, une nouvelle directive sur les eaux de baignade a été adoptée par le Parlement Européen et remplace une ancienne directive de 1976. Les états membres devront la mettre en application le 1er janvier 2015 au plus tard et le premier classement effectué conformément aux exigences devra être achevé au plus tard à la fin de la saison balnéaire 2015.
Cette directive prend des dispositions sur la surveillance et le classement de la qualité des eaux de baignade, sur la gestion des eaux et sur l’information donnée au public. Deux paramètres microbiologiques seront surveillés et les eaux seront classifiées sur une tendance sur quatre ans, et non sur un an comme c’est encore aujourd’hui le cas. De ce fait, la classification sera moins sensible aux mauvaises conditions climatiques ou à des incidents fortuits. Les états devront établir les risques auxquels les baigneurs sont exposés par l’évaluation des sources de pollution susceptibles de l’affecter, du potentiel de prolifération des macro-algues, etc.
Surfrider Foundation, une association œuvrant pour la préservation de l’environnement, a étudié les conséquences de l’application de cette nouvelle directive en France. La simulation montre que 22% des plages françaises pourraient être déclassées dont 131 plages en qualité insuffisante. Cela représente 1 plage sur dix. Pour ce dernier classement, les municipalités se verraient obligées d’interdire la baignade si des mesures n’étaient pas prises. Chaque année, le nombre de plages accessibles aux baigneurs diminue. Les plages ferment, mais ne font pas pour autant l’objet d’action de préservation, les municipalités ne s’attaquent pas toujours aux problèmes de pollution à la source et se contentent de fermer les zones à risques. En 2007, l’Union européenne a d’ailleurs déjà interpellé 11 états sur ce problème, dont la France.
Nous avons 7 ans devant nous pour améliorer la qualité de nos eaux de baignade. Surfrider foundation et France Nature Environnement sont déjà sur le chantier.
Rapport Surfrider Foundation (version longue)
La Compagnie de Transport Maritime à la Voile (CTMV) a créé la première flotte de navires marchands à voile. L’entreprise a la volonté de proposer une alternative durable et environnementale aux modes actuels de transports, c’est-à-dire aux cargos fonctionnant au pétrole. Sa flotte centre aujourd’hui ses transports vers les pays d’Europe du Nord avec un volume de 300 tonnes de fret par voyage. Selon l’indice de référence Baltic Dry Index (BDI), le coût du fret par cargo a plus que quadruplé depuis décembre 2005. Le BDI est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches, tels que les minerais, le charbon, les métaux, les céréales, établi sur une moyenne des prix pratiqués sur 24 routes mondiales. Les compagnies de transports maritimes par cargos commencent à réfléchir à des moyens pour réduire leur consommation de pétrole : elles équipent aujourd’hui les cargos de voiles, elles réduisent la vitesse moyenne et augmentent la fréquence de l’entretien des navires.
L’entreprise est ambitieuse. Le transport par bateau à voile est plus long et ne convient pas à toutes les marchandises et il est plus cher ; mais avec l’augmentation du prix du baril, le transport par bateau à voile pourrait devenir concurrentiel, alors qu’il en coûtait 30% plus cher il y a un an pour transporter des marchandises par ce moyen de transport, ce surcoût s’est réduit à 15% cette année et pourrait bien continuer à baisser. CMTV travaille déjà avec des exploitant vinicoles et tente aujourd’hui d’étendre ses marchés aux producteurs et distributeurs de produits fins, comme le café, le thé et l’alcool en général. D’ailleurs, l’entreprise a commencé avec le transport de vin entre la France et l’Irlande. Aujourd’hui elle a signé avec le groupe Pernod-Ricard pour le transport de 10% des Whiskies Jameson et Chivas.
CTMV veut promouvoir une démarche durable, un art de vivre dans le respect de l’environnement. L’entreprise s’est rapprochée du groupe ECOCERT et notamment de sa filiale ECOPASS, afin d’être reconnue comme la 1ère Flotte européenne de Marine Marchande à Voile certifiée Transport Durable.
Comme on peut le lire sur leur site, CTMV s’engage :
* à considérer les enjeux écologiques comme une priorité commune et à faire de la France un pays exemplaire en matière de développement durable.
* à faire naviguer notre flotte au minimum à 75% du temps à la voile, dans les règles de sécurité reconnues internationalement. Pour toutes les manœuvres irréalisables à la voile : à utiliser un carburant propre qui ne rejette pas de CO² dans l’atmosphère.
* à utiliser dans la construction de ses navires des matériaux et des process les plus respectueux de l’environnement, dans le respect des normes de sécurité en vigueur.
* à faire de la lutte contre les changements climatiques et de la préservation de la biodiversité, les déterminants majeurs de sa mission d’armateur.
* à mettre en place les outils économiques, juridiques, technologiques et éducatifs pour adapter son activité en fonction des exigences écologiques et sociales actuelles et futures.
Le site de National Geographic a mis en ligne les résultats de l’étude Greendex, qui est un sondage international sur les habitudes de consommation de 14 000 consommateurs de 14 pays différents, réalisé par l’institut Clobalscan début 2008. Des pays industrialisés comme les États-Unis, le Canada ou encore la France ont été choisis, ainsi que des pays émergents comme l’Inde ou la Chine. Les consommateurs ont principalement été questionnés sur leurs logements, leurs habitudes alimentaires, leurs équipements et leurs modes de transports, l’objectif étant de mesurer leur sensibilité environnementale.
Les pays sont notés et classés en fonction des habitudes de consommation de ses habitants. Voilà les notes : Brésil (51,3), Inde (41,4), Mexique (39,7), Chine (38,1), Hongrie (34,5), Russie (34,1), Espagne (32,0), Allemagne (31,1), Australie (31,0), France (28,1), Canada (27,9), Royaume-Uni (27,8), Japon (27,4) et États-Unis (23,8).
Les résultats sont surprenants, les consommateurs des États-Unis terminent bon derniers et la France n’est pas brillante non plus. Les consommateurs des nouveaux pays industriels obtiennent les meilleurs scores, leurs habitudes de consommation seraient donc plus respectueuses de l’environnement que celles des consommateurs des pays industrialisés.
Selon Greendex, malgré l’essor de l’automobile dans les pays émergents, les consommateurs chinois ou Indiens se déplacent principalement à vélo, à pied ou en transports en commun. Les populations sont concentrées autour de pôles d’activités et vivent relativement à proximité de leur lieu de travail. Les français sont quant à eux dépendant de la voiture individuelle. 12 % d’entre nous choisissent les transports en commun tous les jours, contre 62 % qui prennent le volant, bien souvent seul à bord. La France occupe le 12ème rang du classement sur ce point là, juste devant les Etats-Unis et le Canada.
Il est entendu que ces populations n’ont pas le même niveau de développement économique que celles des pays industrialisés, elles n’ont pas accès à autant de biens et de services, quoiqu’il en soit, il est intéressant de voir que les consommateurs des pays industrialisés, qui pourtant disposent d’un large choix de produits respectueux de l’environnement, n’en font pas le choix. Les français recyclent un peu, ils ont réduit leur consommation de sacs plastiques, reste que le parc immobilier est très mal isolé, que nous utilisons principalement nos voitures individuelles pour nous déplacer (et parfois l’avion), que nous sommes suréquipés et que nous ne mangeons pas vraiment local.
Le premier dispositif commercial de production d’énergie à partir d’une source hydrolienne a été lancé le 17 juillet dernier. Installée en Irlande du Nord par la société Marine Current Turbine, l’hydrolienne SeaGen va désormais alimenter une partie du réseau électrique britannique. Pour l’instant, elle ne produit que 150 kW, mais les ingénieurs comptent atteindre les 300kW/h à la fin de l’été et 1,2 MW plus tard. La société Marine Current Turbines a prévu de construire pour 2011 une ferme hydrolienne d’une capacité de 10,5 MW au large des côtes d’Anglesey au pays de Galles.