Créée en 1979, Ecover a été la première entreprise à commercialiser sur une grande échelle des produits de nettoyage écologiques. Ecover défend des principes d’honnêteté, de transparence ainsi que de respect des hommes, des animaux et de l’environnement. Les produits Ecover sont élaborés à partir de matières premières végétales et minérales ; ils ne contiennent pas de produits chimiques inutiles comme les renforçateurs de mousse ou encore les azurants optiques et ne sont pas testés sur les animaux. Les matières premières utilisées sont d’origine renouvelable et affichent une faible toxicité aquatique, ainsi qu’une bonne biodégradabilité primaire et ultime de la formule complète dans toutes les circonstances. La législation actuelle impose une biodégradabilité totale de 60 % en 28 jours des détergents présents dans un produit d’entretien, dans un environnement idéal où serait présent l’oxygène.
Ecover construit une nouvelle usine à Boulogne-sur-Mer en 2006, une usine que j’ai eu l’occasion de visiter…
Une augmentation de la capacité de production est devenue indispensable pour Ecover afin de suivre la demande croissante de ses produits. L’usine d’Ecover est la première usine écologique au nord de Paris, et l’une des toutes premières en France. L’usine écologique est construite dans le Parc de Landacres qui a été conçu pour accueillir des entreprises respectueuses de l’environnement. C’est le premier parc paysager d’activités en Europe à obtenir la certification ISO 14001 de son système de management environnemental. Cette usine de 10.000 m2 et est prévue pour la fabrication de produits liquides (produits de vaisselle, produits de lessive, adoucissants pour lessive et nettoyants pour WC), représentant les volumes les plus conséquents afin de libérer les lignes belges pour les gammes plus spécialisées.
L’usine a été conçue de façon à réduire au minimum l’impact sur l’environnement. Le choix des matériaux de construction s’est fait selon des critères environnementaux et sanitaires ; ils ont été choisis parce qu’ils sont produits localement, issus d’exploitations responsables et contrôlées, inoffensifs pour la santé, réutilisables après la démolition du bâtiment et composés de matières premières recyclables ou abondamment disponibles dans la nature.
Dès le départ, l’orientation du bâtiment a été pensée pour bénéficier de la chaleur et de la lumière du soleil de façon optimale. Le personnel s’est engagé à allumer l’éclairage et le chauffage uniquement en cas de stricte nécessité. Les murs ont été construits en briques poreuses, offrant une excellente isolation thermique et acoustique. Les murs absorbent la chaleur du soleil et chauffent le bâtiment de manière uniforme, au point que certains endroits n’ont pas besoin d’être chauffés en hiver. J’ai visité l’usine fin octobre et il faisait très bon à l’intérieur de l’usine. Les espaces de stockages étaient baignés de silence alors que les machines tournaient dans les espaces situés juste à côté. Le toit végétal joue aussi un rôle dans le contrôle de la température intérieure de l’usine, il absorbe les grandes chaleurs estivales et fait écran avec les faibles températures hivernales.
Ecover a mis en place une politique de diminution des déchets et utilisation de procédés de fabrication économiques. L’attention portée à la consommation en eau est tout aussi importante. Les dépenses en eau sont régulièrement contrôlées, même les toilettes sont alimentées par un système de récupération des eaux de pluie. Un système d’épuration biologique interne à l’usine a été conçu, toutes les eaux usées y sont acheminées, traitées et évacuées par les égouts. Enfin, les déchets sont réduits au minimum, les emballages sont réutilisés au maximum. Toutes les données de production sont mises sur un tableau et accessibles par tous les employés. On trouve les consommations d’énergie, d’eau, ou encore les rejets, l’objectif étant de réduire les impacts au maximum chaque jour.
Le directeur de l’usine, Jean-Louis Desmedt a fait preuve de transparence, il a pris le temps et le soin de nous parler des produits, des techniques de production et de l’organisation de l’usine. Nous avons pu regarder un peu partout et parler aux employés de l’usine. L’usine est une réussite. Le bâtiment est très bien intégré dans son environnement, il a des formes et des couleurs naturelles, le toit est végétalisé et des espaces verts ont été créés tout autour du site accentuant davantage ce sentiment. Notons que les lumières sont éteintes la nuit, afin de ne pas perturber les animaux sauvages qui vivent près et même parfois sur le site.
Un grand merci à Bruno Delcroix, Sandrine Devienne d’ADN Nord et à Jean-Louis Desmedt d’Ecover pour leur accueil chaleureux.
Ecover