LE CYCLE DE VIE DES PRODUITS PAR BIC
Est-il possible, et même cohérent, d’appliquer une démarche d’éco-conception lorsqu’on conçoit des produits jetables ?
Bic est un bon exemple ; outre la simplicité et la fonctionnalité, l’entreprise se concentre sur la qualité des produits. Le superflu est éliminé et chaque produit est optimisé. Le stylo Bic tient sur trois kilomètres d’écriture environ, plus que la plupart de ses concurrents, un briquet assure trois mille allumages et le rasoir jetable sept jours de rasage. Bic mesure l’impact de ses produits sur l’environnement en analysant leur cycles de vie selon la méthode Eco-Indicator 99, une méthode développée par Pré Consultants, une agence néerlandaise d’éco-conception, en partenariat avec le Ministère Néerlandais du logement, de l’aménagement du territoire et de l’environnement. la méthode Eco-Indicator 99 attribue un score à chaque impact et permet, dans une perspective d’amélioration, de comparer entre eux les différents impacts.
Bic joue le jeu de la transparence et donne les informations concernant ses trois produits phares sur son site. On peut accéder à différents détails de production sur le stylo Bic Cristal, ainsi qu’à une résumé de l’étude du cycle de vie du stylo révélant que l’élimination en fin de vie compte pour moins de 0,3 % de l’impact total. 90,45 % de l’impact environnemental réside dans l’utilisation des matières premières et essentiellement dans les 5 grammes de matières plastiques, qui proviennent d’une ressource naturelle non-renouvelable, le pétrole.
décembre 22nd, 2008 à 17:00
Bonjour
Pour moi, l’entreprise Bic pollue plus que les autres:
cf:
http://www.greenit.fr/article/materiel/bic-phone-100000-telephones-jetables-dans-la-nature
7 à 10 jours pour un rasoir => 35 à 40 manches de rasoir produits rien chaque année.
idem pour les stylos … etc etc
Encore du greeenwashing pour ma part.
Bye,
Marc
décembre 29th, 2008 à 20:31
Tout a fait d’accord avec vous, Marc !
Ici nous avons seulement voulu souligner l’importance de l’information sur les produits. Savoir que la bille d’un stylo contient du tungstène est un premier pas pour la prise de conscience des ressources nécessaires à sa production et à l’épuisement des ressources inhérentes à cela. Il n’est pas question de promouvoir la démarche jetable, au contraire, mais bien de promouvoir la démarche de transparence sur les produits.
La démarche d’éco-conception et de fabrication avec des procédés plus propres (certification des usines, mesures des pollutions et optimisation des processus) est également louable dans l’état actuel des choses.