Archive de avril, 2009

CONFERENCE SUR L’ECO DESIGN

Mercredi, avril 29th, 2009

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Les Inventeurs interviennent dans une conférence organisée par l’Alliance Française des Designers, le Syndicat National des Designers Textiles et leurs partenaires le jeudi 14 mai 2009 de 17 h 30 (précises) à 20h00

Alliance Française des Designers
c/o La Maison des Photographes
121 rue Vielle du Temple
75003 PARIS

Faisant suite à la conférence de la biennale design de Saint-Étienne 2008, l’AFD et le SNDT continuent la réflexion pour faire connaître les nouvelles pratiques des métiers du design afin d’améliorer l’impact écologique de ces métiers.
Ils doivent désormais intégrer les nouveaux enjeux sociaux, économiques et environnementaux afin de répondre aux besoins d’un monde en pleine mutation.

Cette conférence sera le moment de faire un point sur les progrès réalisés et les attentes : 
REACH, matières premières, pollution, risques sanitaires, etc…

Le programme

• Ouverture: diaporama, Titre : “Réflexions sur l’Oise – Mutations écologiques” (12″) 
d’Agata Podsiadly

• Les enjeux du Développement Durable et leurs impacts dans l’éco-conception.

• Où en sommes nous dans la filière textile ? – Focus sur les textiles innovants

• L’impression papier : la révolution verte ? 

• Débat

Les intervenants seront :
SNDT – Agata Podsiadly
artiste plasticienne, designer textile

AFD – Béatrice Gisclard
ancienne présidente et actuelle Secrétaire générale, associée co-fondatrice agence LES INVENTEURS, agence conseil en éco conception et DD

SNDT – Brigitte Guillet
Vice présidente du SNDT, co-fondatrice de TEXTILIS organisme de professionnelle dans la filière textile, designer textile. 

AFD – Arnault Garcia – Responsable des partenariats, Designer multimédia

Cette conférence est ouverte à tous, gratuite pour les membres AFD et SNDT,
une participation de 5 euros est demandée aux non-membres.
3 euros pour les étudiants.

Merci de confirmer votre présence par retour de ce courriel AVANT LE 11 MAI 2009 à

conference2009@alliance-francaise-des-designers.org

www.alliance-francaise-des-designers.org

www.design-textile.com

Pour 1°C de plus

Mardi, avril 28th, 2009

 

Evolution des précipitations

Evolution des précipitations

 

Pour 1°C de plus, nous n’avons pas un  grave problème de chaleur… mais d’eau.

Source: http://www.lemonde.fr/planete/infographie/2009/02/17/evolution-des-precipitations-pour-1-c-de-plus_1156756_3244.html#ens_id=1099506

2015…

Mardi, avril 28th, 2009

 

La Ministre des Finances de Suède Kristin Halvorsen

Kristin Halvorsen

La Suède vient d’adopter une nouvelle loi qui rendra obligatoire en 2015 la compatibilité double carburation de tous les véhicules neufs vendus sur son territoire. Ce qui veut dire qu’un véhicule neuf devra être soit bicarburant (Essence/GPL ou Essence/agrocarburant ou encore Diesel/Agrocarburant) soit hybride thermique/électrique .

Il est vrai qu’en 2015, les agro-carburants deuxième génération devraient faire leur entrée sur le marché et que la Suède a favorisé le développement de ce type de carburant issu de la biomasse (La filière bois en particulier, made in Sweden). Ce qui diminuera ses importations d’agro-carburant (Bioéthanol) venues, à ce jour pour l’essentiel, du Brésil. Et la filière diesel, moins importante qu’en France, se nourrira-t-elle d’huile de friture recyclée ?

 

Les associations écologiques suédoises se réjouissent en espérant ainsi limiter les émissions de CO2. Et point ne faut de super ministre de l’écologie pour que cette mesure soit proposée… elle vient directement de Madame Kristin Halvorsen, Ministre (Social-démocrate) des Finances. Eco-économie intégrée?

Des mots sur les maux

Lundi, avril 27th, 2009

Un excellent article sur ce blog, sur l’Indonésie et l’écologie déclarative

 

http://warungkopi.blog.lemonde.fr/2009/04/26/lenvironnement-grand-oublie-des-campagnes-electorales/

 

nous rappelle que le mal  du mot est globalement bien réparti sur la planète. Ce mal là, loin des grippes porcine et aviaire, est peut-être le mal du siècle. Il repose sur cette certitude que l’incantation fait l’essentiel. Réchauffement climatique, crise de la biodiversité ou encore gestion de l’eau puisent leur solution dans quelques phrases doctement lancées devant un parterre avide du partage de ces bons mots.

 

Chacun redouble d’intensité dans ce travail sémantique. Richard Branson, le très médiatique patron d’une compagnie aérienne, d’une écurie de formule 1 et autres activités écologiques nous parle de son chemin de Damas personnel. C’est dans Next, la version people de Libération, et là, force est de constater qu’avec de tels renforts, nous pouvons prendre notre retraite, la relève est là !

 

http://next.liberation.fr/search/node/branson

 

La crise financière poursuit son petit bonhomme de chemin en renversant toutes les idoles d’hier. GM aux abois, Microsoft en perte ! Tout fout le camp ! Il était temps de relancer la machine sur de bonnes bases. Certains crurent même venu le temps de l’éco-économie, pour reprendre le titre du livre de Lester Brown. L’an 1 pour Edgar Morin. Cette demande pressante et argumentée que vous retrouvez aussi dans le dernier ouvrage de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean devrait donc se retrouver dans tous les plans de relance aujourd’hui proposés. Il est évident qu’en 2009 toute proposition économique est passée au crible écologique afin de s’assurer d’une parfaite synergie entre ces deux termes si longtemps opposés.

 

Je vous laisse le loisir de saisir par vous-même toute la portée de cette révolution en regardant ce qui nous est servi en guise de relance. Mais ne manquez surtout pas le prochain grand discours sur l’avenir de la planète. Dans l’ère de la com, n’est-ce pas le message qui importe ? Ou comment avoir fait d’un slogan une règle : « Assez d’actes, des mots ».

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Un blog… différent

Jeudi, avril 16th, 2009

Bonjour à toutes et à tous. Vous avez été nombreux à apprécier la qualité de notre blog, jusqu’à 12 000 connexions par mois et 72 000 pages lues. Une veille méthodique, une recherche précise sur ces inventeurs d’un futur viable qui tentent de nous donner espoir. 

 Mais nous avons aussi l’impératif de développer notre projet coopératif et écologique. Ce travail est au cœur de nos métiers d’agence conseil. Nous accompagnons nos clients pour les amener à changer de paradigme et à ne plus se contenter de  gestes verts ou de quelques variables d’ajustement.Voilà pourquoi ce blog s’arrête sus sa forme de don. Désormais, ce travail de recherche sera réservé à nos clients. Nous laissons en ligne tout ce qui a déjà été écrit pour vous rappeler tout l’étendu de notre savoir-faire… et vous donner envie de nous solliciter.

 

Merci… et à bientôt

Tour(s) solaire(s)

Jeudi, avril 2nd, 2009

Nous avions évoqué les tours solaires, réalisées ou en projet. Nous parlons là des tours qui alimentent des turbines par le courant d’air ascendant généré et non des tours recevant le rayonnement solaire concentré sur un point par des miroirs. Elles sont nommées solaires par l’usage de la chaleur créée en bas par une surface couverte importante génératrice d’un effet de serre. Le nom scientifique étant tour aérothermique.

Il existe aujourd’hui deux « écoles ». Les tenants d’une cheminée droite, très haute, créant un courant ascendant linéaire et ceux qui cherchent a créer un vortex, un courant ascendant en spirale. Chaque méthode à ses inconvénients et ses avantages. La tour linéaire demande une hauteur bien plus grande que la tour vortex (1000 m pour le projet australien de tour linéaire contre 150 m pour le projet marocain, tout deux en cours de déveoppement). Mais le vortex, reproduisant ni plus ni moins que le mouvement d’un cyclone, entraîne une concentration d’énergie beaucoup plus grande et un courant en sortie de tour plus puissant, donc susceptible de géner considérablement le trafic aérien au dessus de l’installation.

 

Source: Les Inventeurs

Source Les Inventeurs

 

Protype Sumatel, Savoie, 1997

Sumatel, Savoie, 1997

Ces installations gigantesques ne peuvent se faire que dans des lieux isolés. Buronga est d’ailleurs en plein milieu du désert australien, là où personne n’a besoin d’électricité… Il est donc nécessaire de transporter l’énergie produite vers les lieux habités où se trouve la consommation. Le projet Vortex serait quant à lui en développement au Maroc, près de Tanger. Le prototype de 150 m de haut reprend le schéma de la tour construite par Sumatel, une société française qui avait construit un prototype sous la  conduite du Professeur Nazare, un pionnier (avec le Professeur Louis Michaud) des tours aérothermiques, en 1997 en Savoie. Ce projet serait le fruit d’une collaboration entre Alsthom, Bouygues et Air Liquide et piloté par Sumatel. Il fonctionnera en 3 en 1. Production d’électricité par  le courant ascendant, condensation d’eau dans la tour et transformation de cette eau en hydrogène par électrolyse grâce à l’électricité. L’hydrogène ainsi produite est sans CO2, contrairement à celle issue du méthane produite actuellement par Air Liquide. Elle sert aussi de vecteur énergétique en se substituant aux lignes à haute tension. Ce projet très ambitieux, s’il se réalise, serait une pierre dans le jardin des pétroliers et ouvrirait de nouvelles perspectives pour l’économie hydrogène. La production énergétique de cette tour serait de 5 MWatt la nuit et 50 MWatt le jour, cette installation marchant aussi la nuit, avec un plus faible rendement.

Il n’en demeure pas moins que nous restons là dans des systèmes centralisateurs de la production énergétique. Il serait intéressant de reprendre le prototype de 1997 de Sumatel, à taille plus « humaine », pour une production locale d’énergie, favorisant l’autonomie énergétique, les grandes tours étant réservées à la production d’hydrogène. Et ne pas oublier, dans le bilan global, le bilan carbone de la construction et le coût de démantèlement de ces géants à venir.

 

Tour solaire Buronga, Australie

Tour Solaire, Buronga, Australie

 

source: http://www.quanthomme.info/energieencore/carnet14.htm

Vidéo en ligne sur http://www.youtube.com/watch?v=P4CiIElGA_o

Vivre autrement

Mercredi, avril 1st, 2009

 

Vivre autrement. Un titre qui sonne si juste dans cette période de crise qui ne semble jamais vouloir cesser de nous rappeler toute l’absurdité de la financiarisation de l’économie ces trente dernières années. Souvenez-vous, cette main invisible, autorégulatrice, ces délocalisations, ces déplacements de pollutions, cette fuite en avant, cette course au moins disant économique, social et environnemental. 1987 et 1989. 1987, le rapport Bruntland et cette nécessité, impérative, de penser aux générations futures, 1989 et la chute du mur de Berlin, la « Fin de l’Histoire », le triomphe final de l’économie libérale ! Et maintenant ? La « génération Bruntland », celles et ceux nés en 1987, a 22 ans… Joyeux anniversaire et bonne crise ! Quand à la fin de l’histoire… voilà une morte qui ne cesse de remuer, en mal, le 11 septembre 2001, ou en bien avec cette incroyable élection de Barack Obama, après une primaire démocrate qui vit s’affronter une femme et un métis !

La première partie du livre de Corinne Lepage porte justement sur une analyse critique de cette époque et de cette somme de publications, de Lester Brown à Jared Diamond en passant par Jacques Attali. Tous ces intellectuels qui ont publié, parlé, parfois interpellé le monde sur les enjeux présents et à venir. Une synthèse analytique qui servira pour certains de cure de jouvence et pour d’autres de cession de rattrapage… et nous pousse à (re)lire la bibliographie attenante. Puis Corinne Lepage dresse un inventaire, non-exhaustif, de ces bonnes pratiques, ces inventeurs d’un futur viable que nous valorisons au fil de ce blog. Toutes ces initiatives pour vivre autrement. Mais Corinne Lepage fait aussi de la politique et elle ne croit pas que le monde changera si le pouvoir persiste dans la voie qui nous a menés jusqu’à aujourd’hui. Et alors, le livre devient presque révolutionnaire, tout du moins révolté. Etrange époque, où une avocate parisienne, autrefois classée à droite, vante les charmes du mouvement coopératif, d’une nouvelle donne sociale, défend l’intelligence collective !

Le livre révèle alors toute la difficulté du monde. Ce fossé immense entre les initiatives citoyennes, belles, imaginatives mais isolées et la tendance lourde, le maintien du monde tel qu’il est. C’est alors que me reviennent à la mémoire les milliards qui semblent couler à flot pour maintenir telle banque exsangue, telle industrie automobile sans vision. Que pesons-nous face à cela ? Corinne Lepage avance une somme de bonnes idées, parfois déjà en débat, parfois en pleine émergence, à peine naissantes… Certes, mais Corinne Lepage, combien de division ? Alors des mots sur les maux ?  Ce livre est à la fois plaisant et angoissant. Oui, nous savions, oui nous pouvions et oui, nous en sommes encore là. Nous repoussons l’échéance et lorsque nous agissons, chacune et chacun de nous, dans notre quotidien, abandonnant la voiture pour notre vélo, EDF pour Enercoop, dépensant plus pour manger bio et moins pour des loisirs polluants, nous faisons le choix d’agir, de vivre autrement, déjà. Mais après ? Combien sommes-nous ? Et combien de nouvelles couleuvres nous servira-t-on à dîner ce soir ? Les 170 millions d’euros donnés à la monoculture céréalière alors que le bio se voit gratifier de 50 millions ? L’EPR  « écologique » avec ses déchets ? Ou encore ces mille projets pour la France qui sont, pour la plupart, anti-écologiques ?

Vivre autrement est un point de rupture dans le parcours de Corinne Lepage. Espérons qu’elle saura mettre cela dans son quotidien en donnant l’exemple, elle-même. C’est peut-être aussi un livre révolutionnaire, à l’image de ceux publiés avant la Première Guerre Mondiale, le « Que Faire ? » de Lénine … Sans souhaiter à l’auteure le même parcours. Un condensé accessible par le plus grand nombre, un générateur d’envies. Ou c’est peut-être seulement une voix de plus, perdue dans le brouhaha ambiant des tenants de la relance sans âme et sans vision. Mais c’est un livre à lire.

Vivre autrement, Corinne Lepage, Grasset, Paris