Matières premières

Un article paru dans le Monde

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/05/12/les-matieres-premieres-se-releveront-lentement-de-leur-effondrement-de-2008_1191839_0.html

Nous rappelle la folie qui s’empara du marché des matières premières en 2008….puis de leur chute après l’euphorie. Certains y virent le résultat d’une spéculation effrénée des gérants de fonds qui cherchaient désespérément à se « refaire » après le typhon des subprimes. D’autres interprétèrent cette hausse comme le signe annonciateur de l’ère de la pénurie, le mur du réel contre lequel la théologie d’une croissance infinie venait se fracasser.

 

 

source: Cercle Cyclope

source: Cercle Cyclope

Et puis, et puis… les cours retombèrent. Alors? Et bien il y eu certes une hausse purement spéculative mais celle-ci a suivi la hausse « naturelle » due à une demande en très forte hausse. Et sur le marché du pétrole, la fin de non recevoir de l’OPEP a une augmentation de la production en juillet 2008 soulève la question « le pouvaient-ils? ». Et la chute? La crise économique, celle de l’économie réelle, qui a suivi la crise financière, a considérablement ralenti la demande. Mais ce phénomène là est, lui, conjoncturel. Dès la reprise attendue, le cours des matière premières repartira à la hausse. La crise financière n’aura masqué qu’un temps ce phénomène.

 

 

 

Source Cercle Cyclope

Source Cercle Cyclope

 

Alors que faut-il souhaiter ? Une persistance de la crise qui limite cette hausse ou un retour rapide de la croissance avec de nouvelles hausses ? Ni l’un ni l’autre bien sûr! Nous ne souhaitons qu’une chose, c’est que les entreprises, mais aussi la société de consommation, profitent de cette accalmie pour repenser leur mode de production et faire de l’éco-conception le nouveau credo de la production. Cela sera-t-il suffisant? Non, surtout si nous ne redevenons pas matérialiste, c’est à dire si nous ne prenons pas définitivement conscience de la matière qui compose le monde. Seule une telle prise de conscience pourra apporter une réflexion profonde sur la dématérialisation de l’économie, la pensée de l’usage plus que du produit, la multiplication des bénéficiaires pour une même matière extraite puis transformée. Enfin, il est aussi grand temps d’oublier le déchet comme fin mais bien de penser matière première secondaire. 

 

 

 

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rapport_2009



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