Archive pour la catégorie 'Bâtiment'

Un bel exemple d’architecture verte…

Mercredi, mars 19th, 2008

Voici un des derniers projets réalisé par l’architecte Minsuk Cho (Mass Studies) pour une boutique de la créatrice belge Ann Demeulemeester à Séoul. Minsuk Cho avait pour ambition d’intégrer le plus d’éléments naturels et végétaux à un bâtiment à faible hauteur, à petite surface et situé dans un environnement urbain très dense.

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Le résultat est impressionnant. Les façades du bâtiment sont recouvertes d’un tapis végétal vivant et l’intérieur est parsemé de mousse…

Via Deezen

Mass Studies

Un loft sur le toit

Mardi, mars 18th, 2008

Voici une découverte qui date de l’année dernière via l’excellent site Innovant, même si c’est un peu vieux, pourquoi ne pas la partager.

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Trouver un logement dans une ville est chose pénible, l’espace est généralement saturé et ne sont disponibles que les logements déjà existants. Voici donc en quoi l’invention de la société allemande LoftCube est intelligente : le concept est de poser un loft préfabriqué sur le toit d’un immeuble en ville…Le loft est choisi par ses propriétaires, il est assemblé et une fois terminé, il est livré par hélicoptères sur le toit de l’immeuble receveur! A Paris il ne doit pas être facile de trouver un toit plat répondant à ces exigences, mais d’autres villes s’y prêtent bien…

Ce loft préfabriqué offre tout le confort qu’on attend d’un logement, l’intérieur est très moderne, très épuré, très design. Heureusement, l’acheteur peut choisir selon plusieurs styles. On pourrait penser que ces lofts sont très chers, mais en fait il « suffit » de débourser entre 89 000 € et 109 000 € selon le modèle de loft choisi. Ceux qui voudront s’ajouter un sauna ou un jacuzzi devront payer un peu plus, mais c’est un détail…

Via Innovant

LoftCube

BED ZED À LONDRES, UN CLASSIQUE !

Mercredi, février 27th, 2008

Voici un des exemple les plus médiatisés d’éco-village. Le village écologique BedZED (Beddington Zero Energy Development) comprend 82 logements et 2 300 m2 de bureaux et commerces, il a vu le jour dans la banlieue en 2000 à Sutton, au Sud de Londres. Des promoteurs immobiliers engagés dans le développement durable ont créé ce village écologique pilote pour démontrer que « l’habitat peut être pensé et construit sans dégrader l’environnement ». Pour évaluer l’impact environnemental de BedZED, les concepteurs ont réalisé une analyse de cycle de vie du village en développant des principes écologiques forts (habitat sain, énergies renouvelables, gestion rationnelle des déchets, transports doux) et des concepts sociaux spécifiques (participation citoyenne, accessibilité, mixité sociale).

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Les logements a été conçus en termes d’efficience énergétique et de qualité de vie : choix des matériaux d’isolation, système de ventilation et de récupération de la chaleur, orientation des bâtiments par rapport au soleil, système de récupération des eaux de pluie pour les toilettes et les jardins, traitement biologique des eaux usées, toits verts, installation de panneaux photovoltaïques et combustion de bois de récupération pour fournir l’énergie électrique et thermique, espaces verts individuels et collectifs. À cette réflexion s’ajoute le principe de boucle locale : 90 % des matériaux proviennent d’un périmètre de moins de 50 km et sont recyclés et valorisés au maximum et au plus proche. Les déplacements sont réduits au minimum : les commerces et le réseau de transports publics sont accessibles à proximité, il existe un club de partage de voitures, des bornes de recharge pour les véhicules électriques, un système de livraison de produits frais et issus de l’agriculture biologique, etc.

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La réalisation du projet aura coûté plus de 15 millions de livre Sterling, un investissement important au départ, qui s’avère cependant très économique sur le long terme. Si l’on compare BedZED à des habitations classiques, la consommation énergétique totale a été réduite de 70 %, les dépenses liées au chauffage de 90 % et le volume des déchets de 75 %. De cette façon, BedZED aura réussi à réduire son empreinte écologique de 50 %. BedZED est la preuve que mettre en pratique le développement durable à l’échelle d’une ville est possible sans pour autant être synonyme de coûts exorbitants et de perte de confort. BedZED n’est pas un îlot pour familles aisées, les logements ont tous été vendus ou loués à des prix équivalents à ceux du marché classique. Les promoteurs ont pu avoir un retour immédiat sur l’investissement à travers les revenus fournis par les activités de commerces et de bureaux développés dans le village.

Une bonne source d’inspiration…

BedZed

BedZed sur Flickr

LE TOIT VERT DE L’ÉCOLE DE SINGAPOUR

Mercredi, février 20th, 2008

Le toit vert de ce bâtiment a gagné en 2007 le prix d’honneur de Design Share qui récompense l’innovation architecturale du secteur de l’enseignement. C’est l’ »Innovative school design award ». pas mal!

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Allons couvrir nos universités française de verdure pour changer!

Via Design Flute

Design share

GREEN NYC

Mercredi, février 20th, 2008

Les USA ne sont pas très actifs au niveau fédéral sur les problématiques environnementales, il existe cependant un nombre impressionnant d’initiatives régionales et locales. Nombreux sont les états à déclarer vouloir agir contre le changement climatique, la Californie en est l’exemple le plus médiatique. Les villes américaines sont devenues de véritables laboratoires de développement environnemental. Les ambitions de la ville de New York sont particulièrement intéressantes, on les trouve dans le PLANYC 2030. « Small Steps, big strides ». Voici une vidéo de présentation du PLANYC 2030 :

La plan présente une grande quantité de mesures bien ambitieuses, voici les principales :

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PLANYC

COÛT GLOBAL : HABITAT ÉCOLOGIQUE, PLUS CHER OU PAS ?

Mardi, février 19th, 2008

Le secteur du bâtiment a un impact environnemental, économique et social considérable. Il transforme le paysage, consomme de l’énergie (45 % de la demande énergétique en France), émet quantité de gaz à effet de serre (25 % des rejets de CO2 dans l’atmosphère), produit quantité de déchets. Bref, aujourd’hui, si on veut s’en sortir, il est question de minimiser l’impact de ce secteur dès la phase de fabrication des matériaux et ce jusqu’à la démolition des bâtiments.

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C’est vrai que les constructions écologiques en France sont encore assez rares ! Beaucoup de gens assimilent ce genre de construction à un sacrifice, tant sur le plan financier que sur le plan du confort. Il est difficile d’installer le réflexe de construction écologique, les promoteurs immobiliers se concentrent avant tout sur le rapport financier à court terme et non sur la notion d’usage des bâtiments. Ils ne bénéficieront pas directement du retour sur leurs investissements engendrés par les économies d’usage. Ils n’ont donc pas grand intérêt à construire vert, dommage! Il faudrait mettre en place des mécanismes d’incitation et de contrainte qui rendent obligatoires l’optimisation environnementale par le propriétaire sans faire perdre à la location son intérêt financier. Il s’agit de reprendre la notion de coût global. Cette notion prend en compte le coût de la construction de l’habitation, les coûts de son utilisation, la durée de vie de ses équipements, mais pas seulement. Le coût global s’apprécie aussi sur le plan de la santé, du confort et de l’intégration des bâtiments dans leur environnement. C’est une approche systémique qui considère le bâtiment dans toutes ses composantes et sur son cycle de vie global, mêlant intimement les notions d’usage et de construction.

À regarder les prix des matériaux sains pour l’environnement et pour l’homme ainsi que les prix des nouvelles technologies (énergies renouvelables, géothermie, récupération des eaux de pluies, traitement des eaux usées, ventilation naturelle), on peut penser que la construction de maisons écologiques est réservée à ceux qui en ont les moyens… Et pourtant! En moyenne, la construction d’une maison écologique induit un surcoût entre 1 000 et 1 500 euros par mètre carré, soit environ 10 % plus cher qu’une construction classique (cela varie en fonction de la taille et de l’ambition du projet bien sûr!). Néanmoins il faut là encore prendre en compte le coût global de l’habitation, pour comprendre que le surcoût de départ est rapidement compensé.

Le surcoût d’une habitation écologique peut être en partie pris en charge grâce à des prêts bonifiés. En France, il existe des crédits d’impôt accordés aux ménages pour leurs travaux visant à réduire les émissions de CO2 (plafonnés à 8 000 euros pour une seule personne, 16 000 euros pour un couple marié). Pour seule comparaison, le gouvernement allemand offre quant à lui, par l’intermédiaire de la Kredit Anstalt für Wiederaufbau (l’équivalent allemand de la Caisse des Dépôts française), des crédits à faible taux allant jusqu’à 50 000 euros, sur une durée de 20 ou 30 ans (les cinq premières années étant sans taux d’intérêt).

La demande de constructions écologiques est croissante en France, mais nous sommes encore à la traîne par rapport à nos voisins européens. En Suisse, le label Minergie est un bon exemple. Crée en 1996 il impose des critères de construction écologique très stricts : Les bâtiments ne doivent pas consommer « plus » de 40 kWh/m2/an – au lieu des 90 kWh/m2/an réglementaires en France pour les maisons neuves (J-L Borloo passerait bientôt cette limite à 80kWh/m2/an)– et le surcoût de la construction ne doit pas dépasser 10 % du prix du marché. Aujourd’hui, plus d’un quart des constructions neuves en Suisse est labellisé Minergie. Il existe aujourd’hui pour la France un certificateur officiel Minergie sur la région Rhône-Alpes, mais il est difficile d’en savoir plus là dessus.

Minergie

LES TOITS VERTS EN VILLE

Mardi, février 19th, 2008

Même si les toits verts ne datent pas d’hier, cela fait peu de temps qu’on en entend parler. Leurs caractéristiques environnementales font d’eux une solution de choix pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est dommage qu’on en trouve si peu à Paris, c’est vrai que nos toits ne sont pas traditionnellement plats, mais il est possible de mettre un peu plus de vert au dessus de nos têtes.

Les toits verts cumulent les avantages.

Isolation des bâtiments
Les toits verts permettent une meilleure isolation thermique et phonique des bâtiments, grâce aux mécanismes d’ombrage, de réflexion et d’évapo-transpiration des plantes. Un toit sans couverture végétale exposé au soleil peut atteindre une température de surface de 65°C alors que recouvert de végétaux, il peut se maintenir à une température de 15 à 20°C. En plus d cette isolation thermique, les toits verts offrent une bonne isolation phonique. La couverture végétale permet de diminuer les bruits de l’environnement urbain (Un substrat de 12 cm d’épaisseur peut réduire les bruits aériens de près de 40db)

Lutte contre l’effet d’îlot de chaleur urbain
Les toits verts permettent de réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain. Les surfaces bétonnées aggrave les phénomènes de chaleur en ville et l’on y constate des températures plus élevées de 2° ou 3° qu’à la campagne. Selon Environnement Canada, en pointe sur le sujet, le fait de végétaliser seulement 6 pour cent de la superficie en toitures de Toronto pourrait réduire les températures estivales de 1 à 2 degrés Celsius et permettre de réduire les coûts énergétiques de 5%.

Meilleure gestion du cycle de l’eau
Les surfaces pavées et bétonnées n’absorbent pas les eaux pluviales, les systèmes de récupération et de gestion des eaux de pluies des villes peuvent être vite surchargés. Les toits verts permettent une meilleure gestion des eaux de pluies car ils en absorbent la moitié et filtrent les eaux lors des écoulements.

Amélioration de la qualité de l’air
Les toits verts présentent l’avantage de fixer les polluants atmosphériques émanant surtout des véhicules en ville. Les plantes y absorbent les polluants toxiques et les gaz à effet de serre.

Maintien de la biodiversité
La présence de plantes et d’humus est bénéfique pour le maintien de la biodiversité en ville. Ils offrent des habitats de choix pour les oiseaux et autres insectes qui peuplent la ville.

Longévité des toitures
Les toits verts présentent l’avantage de prolonger la durée de vie des toitures. Les systèmes de végétalisation permettent de protéger la membrane d’étanchéité des intempéries, du rayonnement thermique solaire, des rayons ultraviolets et des chocs thermiques entre les saisons.

Esthétique de la ville
Les toits verts augmentent significativement la surface d’espaces verts embellissant la ville et aujourd’hui ce n’est pas une mauvaise chose ! Ci dessous, un bout de nature suspendu à Manhattan…

Il existe plusieurs systèmes de végétalisation des toits. Il y a notamment les toits végétaux intensifs et les toits végétaux extensifs. Les premiers d’une épaisseur de 30cm en moyenne nécessitent des constructions particulières sur les toits et un entretien régulier. Les deuxièmes moins épais (10cm en moyenne) sont moins contraignants…je vous laisse approfondir le sujet. Vous pourrez trouver la solution idéale pour votre toit!

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Centre d’écologie urbaine de Montréal

Greenroofs

Ekopedia

images :
toit Montréalais – Montreal Urban Ecology Center
Lower Manhattan – Alexandria, Va., USA – Flickr
Grassodenhäuser – Stefan Schafft