Le grand rendez-vous de l’automobile se tient à Genève du 5 au 15 mars. De quoi se rendre compte que le secteur automobile se transforme lentement mais sûrement. 150 premières mondiales ont eu lieu au salon et la majorité était estampillée environnementale. L’environnement est à l’honneur, c’est certain. Chaque constructeur propose au mieux un véhicule « écologique » au pire un concept car innovant.
Les constructeurs affichent partout les émissions de CO2 de chaque véhicule. Le gCo2/km est devenu un argument de vente puissant ! Ici, Seat, Volkswagen et Citroën pour exemple :
Un pavillon vert était même consacré à la mobilité durable et surtout à la propulsion 100% électrique, mais il faut avouer qu’il était petit, caché et de ce fait désert. Sur ce pavillon, une dizaine d’exposants, dont Courb qui présentait la C-Zen, un petit véhicule électrique éco-conçu ; Comarth, un constructeur espagnol qui conçoit des petits véhicules électriques urbains et des petits utilitaires pour les livraisons en ville, ou encore Alreda. Il y a également MCE-5 Development, une société lyonnaise qui développe un moteur à taux de compression variable permettant une baisse de la consommation de carburant et des rejets de CO2 jusqu’à 35% tout en conservant performances de conduite. Nissan expose la Nuvu, la petite voiture 3 places qui fonctionne propulsée par un moteur électrique. On trouve aussi sur le pavillon vert les véhicules Tesla qui expose deux bolides. On se demande un peu ce que Tesla fait au milieu de ces autres véhicules car ce n’est vraiment pas la même gamme de produit. Tesla passe un peu inaperçu dans ce hall, alors que Fisker Karma ou Protoscar sont exposées au milieu. Le Roadster de Telsa est peu abordable, tout électrique avec une vitesse de pointe de 200 km/h et une autonomie de 393 km, il sera commercialisé dans quelques en Europe mois au prix de 99 000 €.
Il semble que l’électricité soit le futur de l’automobile. Les véhicules équipés de piles à combustible ou encore ceux fonctionnant ou gaz naturel ou à l’hydrogène étaient particulièrement absents du salon. Le développement des batteries Lithium-ion promet des performances intéressantes. Même si l’électricité n’est pas neutre en CO2, elle présente des avantages non négligeables sur le plan environnemental. Les émissions de CO2 émises pour la recharge des batteries en électricité dépendront en partie du mode de production de l’électricité dans le pays concerné. Les centrales à charbon, les centrales nucléaires ou encore les parcs éoliens ou photovoltaïques n’ont pas le même bilan environnemental. Aujourd’hui tous les constructeurs présentent au moins un concept électrique, soit un hybride, un hybride rechargeable ou encore un 100% électrique. Alors que les modèles hybrides se multiplient, les modèles 100% électriques peinent à entrer dans des phases d’industrialisation et de commercialisation.
Nous en parlerons davantage plus tard. Nous reviendrons sur l’Emo, la Will, la Quant, la Friendly, la Chevrolet Volt, de la Ford Tournéo, l’I Miev, etc…
Petite parenthèse : il faut noter que le tuning se met au vert. Un grand nom du tuning, l’allemand Brabus a revisité un roadster de Tesla 100% électrique. Un générateur de bruit à notamment été ajouté à la voiture permettant enfin de donner un peu de voix à ce véhicule électrique, par essence très silencieux. Bref, il est possible de choisir entre plusieurs sons, celui d’un moteur de course ou d’un gros V8 par exemple. Brabus a conçu un logo « Zero Emission » qu’il dédie au tuning électrique et ne manque pas de projets !