Des clients… HEUREUX

juin 29th, 2009
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Deux de nos clients, Ferrari pour Batyline et Ideo pour sa boutique éco-conçue de Nantes viennent de recevoir le label Observeur du design 10 qui récompense chaque année des entreprise innovantes dans le design. Ils seront donc exposés à la Cité des Sciences et de l’Industrie du 22 octobre 2009 au 21 février 2010.

Batyline a présenté sont approche de design global qui va de l’analyse des impacts des produits utilisant de la Batyline jusqu’au traitement du déchet en tant que matière première secondaire. Les Inventeurs ont accompagné Ferrari dans la définition stratégique (quel fournisseur d’accès au développement durable êtes-vous ?) la dématérialisation (passage du produit au service), l’intégration de la grille d’analyse BASE et la création d’une nouvelle identité visuelle.

Ideo a été retenu pour la boutique éco-conçu de Nantes, que vous connaissez déjà si vous êtes fidèles de ce blog

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Cette boutique fut le fruit d’une réflexion en amont menée par Les Inventeurs sur la marque Ideo, ses valeurs, sa mission et sa vision. L’agence a aussi travaillé au concept en collaboration avec deux architectes de talent, Léonore de Labarthe et Anna Taurino.

Maintenant, auront-ils droit à une Etoile du design ? Suspense jusqu’au 22 octobre !

http://www.apci.asso.fr/l_observeur/index.php

Devoirs de vacances?

juin 23rd, 2009

Les vacances approchent et vous ne savez toujours pas ce que vous allez vous mettre sous la dent ? Nous vous proposons notre sélection livres, dvd et documents pour revenir encore plus calés sur les sujets qui nous passionnent.

Option 1: C’est les vacances, je me fais peur

Dans la lignée du pamphlet d’Yves Paccalet, « L’humanité disparaîtra, bon débarras », sorti récemment dans la collection J’ai Lu, voici une bonne introduction avant d’attaquer les peurs profondes et l’eschatologie, le fameux film « Soleil Vert » de Richard Fleischer.Surpopulation, perte de biodiversité, faim… tout est là dans une unité de temps et d’action efficace.

Mis en condition, vous pourrez alors vous plonger dans le magnifique roman de Cormac McCarthy, « La Route » qui relate l’errance d’un père et son fils dans un monde post-apocalyptique.

Il ne vous restera plus qu’à vous finir avec « Le Temps du loup » film de Michael Haneke, avec Isabelle Huppert. Haneke dissèque la perte du « verni civilisationnel » évoquée par Nicolas Hulot. Dérangeant par son réalisme appliqué.

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Option 2: C’est les vacances, lâche-moi

Là vous n’avez nul besoin de nous.  Intervilles et autres jeux de plage seront toujours là pour tous les cerveaux indisponibles.

Option 3: C’est les vacances, j’ai des devoirs… de vacances

Pour celles et ceux qui l’on lu et pour celles et ceux qui ne l’on pas lu, le rapport de synthèse du GIEC peut être une bonne révision afin d’attaquer septembre avec des idées claires. Cela est largement suffisant, vous pouvez laisser chez vous le rapport d’Amnesty International ainsi que celui du World Watch Institute.

Vous le téléchargez ici

http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf

Option 4: C’est les vacances, je pense

Tout cela vous a mis en quête de pensées nouvelles et régénératrices. Nous ne saurions que trop vous conseiller la philosophie pour cet été. Si vous tenez une forme mentale exceptionnelle, l’éthique de Spinoza, en période de crise, est un bréviaire. Sinon la lecture d’André Comte-Sponville ne pourra vous faire que du bien et en particulier « L’esprit de l’athéisme, introduction à une spiritualité sans Dieu ». Puis, du même auteur, « Petit traité des grandes vertus » aborde cette éthique citée tant de fois et si souvent mise à mal. Ajoutons ce dernier livre de notre auteur de l’été : « Le capitalisme est-il moral ? »Livres3

C’est les vacances, alors profitez, profitez et vous reviendrez blindés pour affronter : la crise économique, la pandémie de grippe cochonne, la fin du monde et la fin des vacances…

Bonnes vacances

NTE et Open source

juin 18th, 2009

288px-Opensource.svgLes Nouvelles Technologies Environnementales auraient le vent en poupe ! Ne parle-t-on pas d’investissements massifs en cours ou à venir ? La France mettrait 450 milliards d’euros sur la table. Les Etats-Unis ne sont pas en reste avec un New Deal Ecologique. Quant aux pays émergents, ils ont, eux aussi, décidé d’investir massivement dans ces NTE. Une ville écologique est en construction, à proximité de Shanghaï sur l’île de Chongming, dans l’estuaire du fleuve Yang Tse. Le plan d’investissement sur les énergies renouvelables est de 180 milliards de dollars pour développer les énergies renouvelables et porter de 7 à 15 % leur part dans la consommation énergétique globale en 2020. Les sceptiques ne manqueront pas de faire remarquer que ce même pays construit 2 nouvelles centrales thermiques au charbon chaque semaine…

Car la question fondamentale reste le temps. Aujourd’hui, face à la prise de conscience mondiale, nous voyons se juxtaposer une économie destructrice de l’environnement, issue de l’ancien modèle et reposant sur des technologies passées, et une économie plus responsable qui table sur les NTE. Mais la seconde ne vient pas se substituer à la première. Elle est, aujourd’hui encore, perçue comme complément afin de minorer les dégâts à venir d’une croissance retrouvée.

De plus, cette course au NTE se fait dans les règles de l’art, c’est-à-dire la compétition entre projets. Les premiers arrivés disposeront donc d’un droit d’accès à ces technologies qu’ils pourront monnayer. Elles leurs assureront une position dominante sur ce marché, gage de retour sur investissement spectaculaire. Qu’arrivera-t-il alors? Les pays ne pouvant s’offrir cet accès aux NTE continueront d’appuyer leur développement sur des technologies anciennes, polluantes. Seul les pays riches pourront s’offrir un monde meilleur…

Oui mais, les GES émis ailleurs perturbent le climat partout. Certes, certains y auront gagné financièrement. Mais la totalité de l’humanité perdra à ce jeu là. Alors à changement de paradigme, changement de jeu. Et pour cela, un modèle existe, l’Open Source qui a fait grandir Linux. Pourquoi ne pas imaginer une recherche mondiale sur les NTE financée par une taxe carbone mondiale ? Pourquoi ne pas imaginer que ces technologies qui sont une des clés de notre avenir commun soient mises à disposition de l’humanité ?

Déjà ITER, le projet de réacteur nucléaire à fusion, est un projet international, tant la recherche et les dépenses sont conséquentes. Il possible d’aller plus loin en inventant une nouvelle intelligence collective pour le développement des NTE : l’intelligence de notre sauvegarde… commune. Les NTE sont aussi le moyen de passer à une autre forme de co-développement qui romprait avec le modèle actuel si critiqué. Sous cette forme d’Open Source, elles deviendraient accessibles aux pays émergents à moindre coût. Nous éviterions par là-même les impasses que connaît la transmission des médicaments aux pays émergents : nous avons les remèdes, eux les maux. Entre les deux… rien, si ce n’est quelques millions de morts. Et nous nous assurerions que les 80 % des habitants de la planète qui ont un droit imprescriptible au développement ne passeront pas par la case destruction environnementale.

Le temps, et l’histoire du temps…

juin 12th, 2009

Lorsque nous avions imaginé l’exposition « Est-ce que j’ai une tête de génération future ? » à Lille, dans le cadre du Festival des futurs viables, nous avions choisi de mettre en avant que les problèmes écologiques ne dataient pas d’hier.

En faisant réaliser par 3 photographes lillois (Aimée Thirion, Maxime Dufour et PIB), 21 portraits de 21 jeunes de 21 ans, nous voulions marquer les esprits sur cette génération future née l’année du rapport Bruntland, en 1987. Et oui, 21 ans déjà que nous entendions le discours du développement durable « pour les générations futures » avec force réclame verte (le perpétuel poupon charmant, éternelle jeunesse). Pourtant, le temps est une variable incontournable d’une approche systémique.

 

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Farid Derradj photographié par PIB, Laura Zuchnicki photographiée par Aimée Thirion, Thyl Desbonnet photographié par Maxime Dufour

 

Donc, revenons à notre histoire et notre temps. Ce temps long ou cette histoire braudelienne pour parler de l’histoire de l’étude de l’interdépendance entre climat et émissions de GES d’origines humaines.

Svante Arrhenius (1859-1927),  savant suédois, a été le premier à évoquer l’effet d’accumulation des CO2 rejetés par la combustion de carbone fossile (à l’époque, le charbon) et ses possibles interactions avec le climat. A lire sur cette histoire du réchauffement climatique.

http://www.lenntech.com/fran%E7ais/effet-de-serre/histoire-rechauffement-global.htm

Avec Thomas Chamberlin, ils ont intégré ce paramètre en plus des variations naturelles de la température terrestre (activité solaire, capacité d’absorption des océans, activités volcaniques…). Leurs travaux ont suscité peu d’intérêt et se sont heurtés à la difficulté de modéliser le climat (les capacités de calcul au 19ème siècle était limitées par la capacité mémoire des ordinateurs de l’époque… problème qui n’est pas encore totalement résolu à ce jour, et ce malgré l’invention dudit ordinateur entretemps).

Ces travaux ont été repris dans les années 60 (ce que rappelle Al Gore dans son documentaire en citant les travaux de Charles Keeling). Il démontra aussi un cycle régulier de glaciation/réchauffement. Les médias s’emparèrent du thème « nouvelle glaciation » qui éclipsa les travaux sur le lien gaz à effet de serre et rejet d’origine humaine (plus médiatique et plus en corrélation avec des phénomènes météorologiques extrêmes que connaissaient les Etats-Unis, en particuliers des hivers rigoureux… et oui, déjà, certains médias confondaient météorologie et climatologie). C’est seulement en 1987 que le thème de nouvel âge glaciaire fut écarté face aux relevés qui démontraient une hausse globale de la température moyenne terrestre, entraînant une modification du climat.

Alors 200 ans de réchauffement planétaire? Cela correspond, symboliquement, à l’entrée dans l’ère industrielle et l’utilisation de combustible fossile comme source d’énergie (charbon puis pétrole et gaz naturel mais aussi méthane issu de l’agriculture intensive, NH4…). Voilà pourquoi certains scientifiques parlent d’un passage à l’anthropocène.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthropocène

 

Que faut-il en retenir ? Que nous avons un vrai problème de tempo ! Et le présent immédiat qui semble régir nos actes, nos décisions qui répondent à un timing qui doit mêler en une même unité, passion et solution, ne fera pas l’affaire. Nous ne pouvons plus nous permettre d’être des « agités du bocal » qui s’adonnent avec délice à une panique par jour (le lundi, la peur de l’avion, le mardi, l’écologie et le mercredi la grippe H1N1) et la même coupable amnésie le lendemain. Tout cela semble vain si nous nous rappelons que nous sommes simplement en train de changer d’ère par notre activité quotidienne !

Prenons notre temps de considérer le Temps long, celui de notre histoire humaine, celui de notre avenir commun.

 

Les liens vers les sites des trois talentueux photographes lillois :

 http://athirion.com/

http://www.maximedufour.net/flash/index.html

http://www.myspace.com/pib59

 

 

 

…la lune, l’idiot et le doigt

juin 9th, 2009

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Le film Home n’est qu’une version magnifiée de la tragédie environnementale. Et croire que la diffusion de ce film a été le facteur déclencheur de la prise de conscience écologique relève du mépris et de la bêtise : mépris des citoyennes et citoyens, bêtise d’une partie de la classe politique en retard sur ces questions.

 

Home ne fait que rappeler la réalité des choses, connue depuis très longtemps. Souvenez-vous que le rapport Bruntland, remis à l’ONU et proclamant l’urgence écologique et la nécessité d’œuvrer pour « un développement durable » date de 1987. Soit 22 ans !

 

Il semble plutôt que les électeurs qui ont voté pour la liste écologiste sont ceux qui ont compris l’immensité des enjeux et se sont donc mobilisés. Les autres ont préféré rester chez eux, sachant le peu de cas qui est fait de leur vote sur une élection européenne. Cela pourrait s’appeler la réminiscence du « non » au référendum… transformé en « oui » par la volonté du Prince.

 

Il faut surtout noter que les partis qui ont fait un carton, relatif face à cette abstention massive, sont ceux qui avaient un projet de société à proposer. Vision conservatrice de l’UMP, vision novatrice d’Europe Ecologie. Les autres ont construit un discours abscons et nébuleux, cherchant à faire d’une élection européenne tout autre chose que ce qu’elle est. Enjeu de pouvoir au PS, tour de chauffe présidentiel au Modem, préemption du titre d’opposant officiel pour tout le monde.

 

Alors bonne nouvelle : ce vote-là était un vote profondément politique, opposant deux visions du monde, deux projets de société. L’Europe nous a donné ce qui nous manquait depuis 1989 et la chute du Mur : une confrontation d’idées, de la politique au sens le plus noble du terme.

 

Et au fait, Home ? Yann Arthus-Bertrand égal à lui-même dans cette capacité d’émouvoir par le beau, la beauté du monde. Il y a un côté enchanteur/enfant dans ce travail. Une douce naïveté. Ne le prenez pas mal. Je vous parle de cette capacité à s’émerveiller à tout âge, loin des codes du blasé permanent qui semble vouloir régir notre rapport au monde. J’entends déjà celles et ceux qui me diront : trop facile, il joue sur la corde sensible. Oui, et tant mieux. N’est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui ? Et ce film, par son succès, en est la preuve.

 

Décidément cette semaine a été pleine de bonnes nouvelles. 

 

 

http://www.home-2009.com/fr/

 


UN GRAND PARI ?

mai 18th, 2009

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Depuis quelques jours les projets des 10 architectes ayant travaillé sur le Grand Paris sont visibles à la cité de l’Architecture et du Patrimoine.

Tout d’abord nous sommes restés perplexes devant la mise en scène des projets : tous les architectes ont parlé de l’importance de la concertation citoyenne sur un projet d’une telle envergure, sur le fait qu’il fallait que la population (a minima francilienne) participe d’une manière ou d’une autre à la mise en œuvre. Or le premier égard eut été que les gens aient accès aux dits projets, ce qui n’est pas le cas en pratique : des espaces exigus, triangulaires et sombres (bon courage pour les fauteuils roulants), une avalanche de mots et d’images, des écrans plats dans tous les sens (d’où l’inadéquation de l’espace en triangle…), des schémas, des dessins totalement abscons pour une personne ne faisant pas parti du cercle des initiés. On sait que les équipes ont beaucoup travaillé (vu l’exhaustivité du sujet, c’est une évidence). Le public n’avait pas besoin de “preuves” mais d’une  synthèse lisible et compréhensible par tous.
Or c’est exactement l’inverse, pour exemple : « émergence de balise », « commutateurs », « topolitique », « métropole poreuse » etc. Pour qui vit le quotidien d’un train de banlieue ou d’une rue parisienne, c’est à l’image de la société française dont les élites sont totalement coupées des réalités de la population, pardon de la “France d’en bas”.

Loin de nous l’idée de critiquer les pensées des architectes – il fallait forcément en passer par là dans les étapes de réflexion ayant abouti aux projets – mais ne pas faire un travail de synthèse, de communication intelligible afin de rendre compréhensibles les projets et de donner envie aux gens de participer à la construction de leur avenir, est soit stupide soit délibéré. Soit on est enfermé dans sa tour d’ivoire en s’imaginant que n’importe quel quidam est à même de comprendre un plan de mobilité à l’échelle d’un territoire, soit on n’a aucune envie que les gens participent car on agira de manière unilatérale comme cela a été fait trop souvent. Nous continuons à nous interroger sur le choix des messages…

Novethic a publié un article intéressant sur les aspects de durabilité du Grand Paris. Nous partageons une grande partie de leurs interrogations. Nous avons quant à nous deux questions sur la partie environnementale et durable : quels sont les moyens financiers qui seront concrètement mis en œuvre et quelle est la réelle volonté politique qui sous-tend cette consultation ? Car si c’est pour que cela accouche d’une souris (et encore, transgénique le mulot nouveau-né !) comme le Grenelle de l’environnement, nous ne voyons même pas l’intérêt d’en débattre. Car dans la vraie vie, un budget donné permet de décider de telle ou telle stratégie qui sera VRAIMENT mise en place. Ce que les gens attendent, ce sont des réalisations concrètes qui vont effectivement changer leur quotidien de francilien. Nous avons 10 ans de retard en investissements dans le réseau des transports et les usagers le payent chaque jour. Nous restons donc pantois face à des propositions du type « relever d’un étage tous les immeubles parisiens » (imaginons un instant le budget d’une telle idée – sans même imaginer la faisabilité – et l’on a de quoi améliorer grandement les services RATP et RER confondus !).

Cependant, une fois passé l’aspect indigeste de la scénographie, il y a de très belles idées, généreuses et réalistes à prendre. Nous avons aimé les propositions de l’équipe Nouvel-Cantal-Dupart-Duthilleul sur les transformations légères, la mise en place progressive, le recyclage, celles du Groupe Descartes de permettre des modifications dans l’habitat existant, celles de l’équipe AUC d’agir sur des territoires jusqu’à présent délaissés, etc. Il y a du bon dans (presque) toutes les propositions, mais le passé nous enseigne que la planification et l’imposition de chose pensées à trop grande échelle n’a jamais donné les résultats escomptés. Avancer plus modestement mais agir reste une meilleure réponse que les projets sublimes qui sont restés « vues de l’esprit » car impossible à mettre en œuvre.

 Cette consultation était-elle donc pertinente ? Devons-nous réellement consacrer des sommes considérables pour renforcer l’attractivité de la capitale et ce centralisme déjà trop fort ? Le Président de la République n’aurait-il pas dû interroger ces mêmes architectes après lecture du rapport Stiglitz et poser la question plus large de l’urbanisme pour un 21ème siècle durable ? S’attacher à l’occupation du territoire, de la valorisation des énergies locales (éolien, biomasse, hydrogène…), du maillage culturel, du modèle de ville vivable et viable, la ville durable avec ses contraintes d’approvisionnement en circuit court et ses capacités de communication à haut débit ? Peut-être le nœud du problème était-il là, poser une question du 19 ème siècle au 21ème siècle ?

www.legrandparis.culture.gouv.fr 

www.citechaillot.fr 

www.novethic.fr 


Matières premières

mai 12th, 2009

Un article paru dans le Monde

 

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/05/12/les-matieres-premieres-se-releveront-lentement-de-leur-effondrement-de-2008_1191839_0.html

Nous rappelle la folie qui s’empara du marché des matières premières en 2008….puis de leur chute après l’euphorie. Certains y virent le résultat d’une spéculation effrénée des gérants de fonds qui cherchaient désespérément à se « refaire » après le typhon des subprimes. D’autres interprétèrent cette hausse comme le signe annonciateur de l’ère de la pénurie, le mur du réel contre lequel la théologie d’une croissance infinie venait se fracasser.

 

 

source: Cercle Cyclope

source: Cercle Cyclope

Et puis, et puis… les cours retombèrent. Alors? Et bien il y eu certes une hausse purement spéculative mais celle-ci a suivi la hausse « naturelle » due à une demande en très forte hausse. Et sur le marché du pétrole, la fin de non recevoir de l’OPEP a une augmentation de la production en juillet 2008 soulève la question « le pouvaient-ils? ». Et la chute? La crise économique, celle de l’économie réelle, qui a suivi la crise financière, a considérablement ralenti la demande. Mais ce phénomène là est, lui, conjoncturel. Dès la reprise attendue, le cours des matière premières repartira à la hausse. La crise financière n’aura masqué qu’un temps ce phénomène.

 

 

 

Source Cercle Cyclope

Source Cercle Cyclope

 

Alors que faut-il souhaiter ? Une persistance de la crise qui limite cette hausse ou un retour rapide de la croissance avec de nouvelles hausses ? Ni l’un ni l’autre bien sûr! Nous ne souhaitons qu’une chose, c’est que les entreprises, mais aussi la société de consommation, profitent de cette accalmie pour repenser leur mode de production et faire de l’éco-conception le nouveau credo de la production. Cela sera-t-il suffisant? Non, surtout si nous ne redevenons pas matérialiste, c’est à dire si nous ne prenons pas définitivement conscience de la matière qui compose le monde. Seule une telle prise de conscience pourra apporter une réflexion profonde sur la dématérialisation de l’économie, la pensée de l’usage plus que du produit, la multiplication des bénéficiaires pour une même matière extraite puis transformée. Enfin, il est aussi grand temps d’oublier le déchet comme fin mais bien de penser matière première secondaire. 

 

 

 

Pour commander le livre du cercle cyclope:

http://www.cercle-cyclope.com/

 

rapport_2009